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Politique



Bernard Chalumeau Le 02-10-2016 par B. Chalumeau
 

Sortir de la « post-démocratie »   

1) Définitions générales :

Pour prendre conscience des maux qui nous accablent, les termes relatifs aux diverses formes de gouvernement des sociétés humaines doivent être explicités :

La monarchie :

Le pouvoir suprême est entre les mains d'un  seul individu, roi ou empereur, régnant sur un Etat ou un territoire, en général toute sa vie durant. Si elle peut être élective, elle est le plus souvent héréditaire.

Elle peut être :
  • Absolue, quand la souveraine puissance appartient au monarque sans aucune restriction.
  • Constitutionnelle, quand la puissance du monarque est encadrée par une constitution où sont précisée ses droits, ses devoirs et ses responsabilités.
  • Parlementaire quand le monarque n'est pas activement impliqué dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques. Il n'exerce que des fonctions de représentation, tandis que le pouvoir exécutif est entre les mains d'un cabinet ou gouvernement, dirigé par un premier ministre, dont les membres sont issus d'un parlement qui exerce le pouvoir législatif.
L'aristocratie :
Le pouvoir est exercé par une élite, une caste, représentants élus ou cooptés, nobles, notables ou riches, agissant d'une façon visible ou cachée.

L'oligarchie :
Le pouvoir est exercé par une minorité, autoproclamée ou non, qui détient l'essentiel du pouvoir, définit les lois entre pairs, derrière des portes closes, pour les imposer ensuite à l'ensemble des citoyens.
(La Commission européenne, composés de commissaires désignés mais non élus, est le type même de l'oligarchie).

La technocratie :
Le pouvoir est détenu par des experts, techniciens et fonctionnaires (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Banque Fédérale Américaine, Banque Centrale européenne, Commission de Bruxelles, etc..), supplantent et fait ou en droit les responsables politiques auxquels ils imposent leurs décisions.
(Conformément à l'esprit et à la lettre des traités, l'Union européenne est le type même de la technocratie).

La ploutocratie :
Le pouvoir est exercé par les plus riches, par l'argent et pour l'argent. C'est un régime oligarchique où les décideurs sont sélectionnés sur le seul critère de leur richesse.
(Par le mode de sélection des Commissaires, on peut dire que l'Union européenne s'apparente à une ploutocratie).

La corruptocratie :
C'est le mode de gouvernement issu des traités instituant l'Union Européenne en général et du traité de Lisbonne en particulier. Peu de gens le savent, mais la grande majorité des hommes politiques sont fortement corrompus. Faisant fi du bien commun, ils utilisent les pouvoirs dont ils disposent pour satisfaire leurs propres besoins.

A Bruxelles, comme à Strasbourg, les corrupteurs (on dit en termes politiquement corrects « les lobbies »), qui sont en général des grands groupes internationaux, souvent américains et des grandes banques, corrompent les Commissaires et les députés pour promouvoir des directives qui les avantagent.

Le traité de Lisbonne stipulant que « ces directives doivent être transposées intégralement et fidèlement dans le droit des Etats membres », ces groupes et ces banquiers légifèrent ainsi en achetant les lois qui s'appliquent à nous tous. Si nous ne les respectons pas, nous sommes traînés devant un juge qui nous condamne lourdement, conformément aux dispositions juridiques du traité de Lisbonne, devenu supérieur aux droits nationaux.

En transférant la souveraineté des peuples aux corruptocrates, l'Union européenne a aboli la démocratie, anéanti les espoirs de peuples dans un avenir meilleur, les plongeant dans la l'hypertaxation, source de pauvreté et d'asservissement, tandis que les fortunes des corruptocrates s'accroissent indéfiniment.

L'autocratie :
Le souverain tire ses pouvoirs et sa légitimité de lui-même, sans que son autorité ne connaisse de limite, selon une forme de totalitarisme doté d'un pouvoir absolu. Les dictatures sont des formes de régimes autocratiques.

La théocratie :

Le pouvoir est bâti sur le principe que Dieu gouverne, écartant toute forme de gouvernement humain. La démocratie est donc incompatible avec la théocratie. Elle désigne aussi toute forme de gouvernement où politique et religion sont confondues. Les régimes à majorité musulmane sont théocratiques ou tendent vers de tels régimes de gouvernement. Pour l'heure, l'Union européenne n'est pas un régime théocratique.

L'ochlocratie :
Le pouvoir est détenu par la foule, la multitude, la populace, tendant à la médiocrité, à la décomposition de la loi et à la dissolution des moeurs. C'est  le stade ultime de la décomposition du pouvoir.  
Dans « Le contrat social », Jean-Jacques Rousseau la définit comme la dégénérescence de la démocratie.

La médiacratie :
Le pouvoir est détenu par les médias (radio, télévision, Internet, presse écrite).
Elle désigne aussi le pouvoir exercés par les médias dans la société en tant que contre pouvoir (le 4ème pouvoir) face aux 3 pouvoirs étatiques, exécutifs, législatif et judiciaire.

Les citoyens, le cerveau lavé par la propagande omniprésente des médias, désinformés, en viennent à soutenir un régime totalitaire qu'ils auraient rejeté sans cela. Il existe une étroite connivence entre l'Union européenne, les gouvernements des Etats membres et les médias pour faire admettre aux peuples les décisions de la Commission de Bruxelles.

La médiocratie :
C'est le mode de gouvernement exercé par les médiocres, c'est à dire ceux qui n'ont pas beaucoup de capacités à gouverner. Elle ne doit pas être confondue avec la médiacratie.

La démocratie:

Sir Winston Churchill disait que :

« La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres déjà essayés dans le passé »


En démocratie, le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple – principe de souveraineté nationale et populaire – sans distinctions, quelles qu'elles soient, entre les citoyens : richesse, naissance, compétence, etc..

En général, les démocraties sont représentatives – le pouvoir s'exerçant par l'intermédiaire de représentants désignés au moyen d'élections au suffrage universel, et par référendum, afin d'éviter les inévitables dérives des régimes d'assemblées, privant le peuple de son pouvoir – l'origine du pouvoir résidant dans le peuple et dans lui seul – ses représentants n'étant que ses mandataires révocables par lui.

Tout mode de gouvernement où le peuple ne peut trancher par référendum, ne peut être qualifié de démocratique. Ainsi, une nation privée de sa souveraineté ne peut avoir à sa tête un gouvernement légitime.

Le totalitarisme :
Le pouvoir s'appuie sur un parti unique, rejetant toute opposition organisée où l'Etat tend à accaparer toutes les activités de la société.

Très en vogue au 20ème siècle en Italie (fascisme), en Allemagne (nazisme), en URSS (communisme), il contrôle l'activité des personnes (écoutes téléphoniques, lecture des courriers papier et électroniques, suivi des comptes bancaires,  etc…), et s'immisce dans leurs pensées intimes, en leur imposant un dogme obligatoire - « une pensée unique » -  en dehors duquel ils sont considéré comme des parias du régime.

Il condamne les « dissidents » non seulement pour leurs actes, mais aussi sans preuves sur « simples soupçons d'avoir commis une infraction », (voir traité de Lisbonne au Titre II « Explications » article 6 point 1c) et  « en prévention d'infractions pénales » que les juges pensent qu'ils peuvent avoir pensé commettre, (voir traité de Lisbonne « Explications – article 7, point 2 page C 303/20 »).

L'histoire des nations du monde, montre que tout régime dépourvu de barrières démocratiques fortes glisse toujours vers un régime totalitaire dont on ne sort que par des effusions de sang.

La dictature :
Le pouvoir coercitif et arbitraire est concentré entre les mains d'un seul homme, un dictateur, ou un groupe d'hommes, une junte militaire. Il n'y a pas de constitution, ni d'élections libres. Les libertés individuelles n'y sont pas garanties. Pour se maintenir, la dictature doit s'appuyer sur l'armée, une milice, une caste ou un groupe religieux.

2) Sortir de la post-démocratie :

Depuis que  Monsieur Nicolas Sarközy nous a réintroduit le traité de Lisbonne en 2008 par la voie parlementaire, bien que nous l'ayons repoussé par la voie référendaire en 2005, nous vivons en France en « post-démocratie ».

L'Union européenne qu'il instaure aboutit à la fin de la souveraineté nationale et populaire, à la dénaturation de la citoyenneté tandis que la dictature des minorités s'impose aux peuples, contre les peuples.

Pour nous berner, on fait comme si de rien n'était : on parle toujours de République française, d'Assemblée nationale, d'élections, mais les élus sont interchangeables puisqu'ils suivent tous la même feuille de route depuis le transfert de la souveraineté du peuple entre les mains d'une oligarchie attachée au mythe d'une gouvernance mondiale.

Le dogme de la post-démocratie repose sur la frénésie du « droit-de-l'hommisme », sur l'ultra-libéralisme anglo-saxon : une société du « laisser faire-laisser passer », avec une « économie de marché ouverte où la concurrence est libre » (Traité de Lisbonne TUE) et « non faussée » (Protocole additionnel à ce même traité), la loi du marché remplace le gouvernement des hommes.

L'hégémonie du droit :
Nous le constatons jour après jour : le dogme du « droit de l'hommisme » aboutit à la suprématie du droit sur les lois et des juges sur le législateur suprême, le peuple, anéantissant toute souveraineté politique en même temps que la notion de citoyenneté  et d'égalité disparaissent: le « droit à la différence » aboutissant à la « différence des droits » : l'article 21-2 de la « Charte des droits de l'Union » du traité de Lisbonne, interdisant toute discrimination pour l'appartenance à une nation, l'immigré (régulier ou non), dispose des mêmes droits que l'autochtone sans avoir à respecter les mêmes devoirs.

De par la volonté des juges, les autochtones se trouvent ainsi sous le joug d'un terrorisme pénal destructeur de tout ordre politique.

La Commission européenne (proposant seule un droit européen « sui-généris ») et la Cour de Justice de l'Union européenne, (seule habilitée à interpréter les textes issus de l'Union, s'étant autoproclamée Cour suprême fédérale par son arrêt « Costa contre Enel » depuis le 15 juillet 1934), ont instauré un régime politique autocratique de type totalitaire dans l'Union européenne.

L'hégémonie de la Banque :

« Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit ».

Napoléon Bonaparte, Empereur Français (1769-1821)          

L'objectif de la Banque étant de faire les lois au sein de l'Union européenne, il est vraisemblable que Napoléon Bonaparte n'aurait pas signé le traité de Lisbonne qui stipule en son article 130 :

« Ni la Banque centrale européenne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l'Union, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. »


Privant l'Etat de la maîtrise de sa banque centrale et celle de l'émission de sa monnaie nationale, cet article l'asservit  aux volontés de la Banque, alors que son droit régalien lui impose bien entendu l'inverse.
 
Cette inversion des pouvoirs transfère la souveraineté monétaire de l'Etat à la Banque, permettant à celle-ci d'agir à sa guise sur les lois.

En poussant les populations à acheter des biens dont ils n'ont pas besoin avec de l'argent qu'ils n'ont pas, les banquiers post-démocrates les forcent à l'endettement, comme ils forcent à l'endettement les Etats en contrôlant le  volume et le taux d'émission de la monnaie. Ils tiennent ainsi l'Etat et les citoyens à leur merci.

La crainte des peuples :
Si en démocratie, l'Etat et les élus doivent craindre les peuples souverains dont ils sont les mandataires, en post-démocratie, ils ne les craignent plus.
Dans l'Union européenne, leur haine des peuples se caractérise par une interdiction du référendum, et, là où il existe encore, l'obligation faite aux peuples de les revoter jusqu'à ce que le résultat soit celui attendu par les post-démocrates. Lesquels, pour ce faire, privent les opposant de temps de paroles, de tous subsides financiers et utilisent à fond les pouvoirs de la médiacratie.

En post démocratie il n'est plus tenu compte du souhait de électeurs ; l'élection n'est qu'un alibi conférant une onction démocratique au pouvoir. Aucune véritable politique nationale ne se dégage, depuis que la quasi totalité des lois sont faites à Bruxelles et transposées intégralement et fidèlement dans le droit des Etats membres.  

Sortir de la post-démocratie :
Combinant toutes les tares originelles opposées à la démocratie : oligarchie, technocratie, ploutocratie, corruptocratie, autocratie, médiacratie, hégémonie du Droit et de la Banque,  l'Union européenne est un modèle de post-démocratie où la souveraineté des Etats a disparu et, avec elle, la libertés des peuples qui la composent.

Comme tout empire totalitaire, rejetée pas les peuples, elle ne peut se maintenir que par la contrainte et la force.

Ce n'est qu'en retrouvant leur pleine et entière souveraineté que les peuples des Etats de l'Union européenne sortiront de la post-démocratie et retrouveront toutes leurs libertés.

C'est l'objet d'exposer ici le résultat de réflexions aboutissant à des textes fondamentaux ouvrant des voies et moyens d'y parvenir.

Bernard CHALUMEAU

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